Glucksmann : L’imposture du justicier en col blanc qui conseille les dictateurs et blanchit les génocidaires

GLUCKSMANN & FILS

Il se rêve en conscience morale de la nation, en procureur intransigeant des crimes de la Françe-afrique. Il se pavane sur les plateaux télé avec l’assurance de celui qui détiendrait le monopole du bien et du républicanisme. Mais derrière le vernis de l’essayiste éclairé et les grands discours sur l’Europe, Raphaël Glucksmann n’est que le produit de synthèse le plus abouti du système libéral-atlantiste : un loup habillé en agneau, prêt à défendre les intérêts de l’OTAN, des lobbies sionistes et des pouvoirs autoritaires, pourvu qu’ils soient alignés sur Washington. Pire : sa spécialité, c’est de taper sur la France tout en servant les intérêts de ceux qui l’accusent.

Il est temps d’arrêter de prendre des poses pour des idées et d’examiner le pedigree de celui qui voudrait incarner le renouveau. Le résultat est sans appel.

Le conseiller de l’ombre : de la Géorgie aux lobbies

Commençons par le curriculum vitae international de monsieur Glucksmann, car c’est là que le masque tombe. Loin des affiches de « Place Publique » et des appels à la justice sociale, on retrouve un homme qui a rôdé ses méthodes aux côtés de faucons néoconservateurs.

Dès 2008, Glucksmann s’envole pour la Géorgie afin de conseiller Mikheil Saakachvili. Son CV officiel au Parlement européen mentionne fièrement ce poste de conseiller à l’intégration européenne auprès de Mikheil Saakachvili, président de Géorgie de 2008 à 2012 . Mais qui était Saakachvili ? Le chouchou de l’OTAN et des néoconservateurs américains, un dirigeant libéral formé aux États-Unis, qui a lancé une guerre éclair contre la Russie en 2008 avant de transformer son pays en laboratoire du néolibéralisme .

Le bilan de ce « réformateur » ? Une dérive autoritariste assumée : en novembre 2007, en pleine crise politique, Saakachvili a violemment réprimé les manifestations et fait fermer la principale chaîne de télévision d’opposition. Il a ensuite cherché à se maintenir au pouvoir en modifiant la Constitution. Voilà donc le maître à penser et l’ami intime de Glucksmann, celui dont il était l’ombre, passant dix-sept à dix-huit heures par jour avec lui. Le couple qu’il forme alors avec Eka Zgouladze, vice-ministre de l’Intérieur géorgienne, parachève ce tableau d’une famille au service d’un pouvoir contesté.

Travailler pour un tel personnage, ce n’est pas de l’ignorance juvénile, c’est un choix idéologique clair : celui de l’alignement atlantiste et de la déstabilisation des zones tampons pour le compte de l’Empire.

Rwanda : celui qui accuse la France pour mieux servir Kagamé, le boucher des grands lacs.

Mais c’est sur le dossier rwandais que la duplicité de Glucksmann atteint des sommets. Officiellement, il est celui qui a osé, dès 2004, dénoncer les responsabilités françaises dans le génocide des Tutsi avec son documentaire :

« Tuez-les tous ! ».

Mais attention : lorsqu’il qualifie ce chapitre de pire scandale de la Ve République et accuse frontalement François Mitterrand d’avoir orchestré, dirigé le soutien politique, financier et militaire à un régime extrémiste, raciste qui allait commettre un génocide, Glucksmann ne fait pas œuvre de mémoire. Il sert une tout autre chapelle.

Car qui profite de cet acharnement sur la France ? Le régime de Paul Kagamé, bien sûr. Et cette proximité idéologique n’a échappé à personne. En 2019, lorsque Glucksmann, tête de liste aux européennes, tient ces propos, les anciens ministres socialistes Hubert Védrine, Paul Quilès ou Roland Dumas montent au créneau. Paul Quilès est cash : « Ce que raconte Glucksmann, c’est la vulgate du Club Kagamé, ce club des gens qui veulent à tout prix jeter l’opprobre sur l’attitude de la France en 1994 » .

Le Club Kagamé. Voilà le vrai camp de Glucksmann. Ce même Paul Kagamé dont le régime est pourtant régulièrement épinglé pour son autoritarisme, son emprise sur la région des Grands Lacs, et ses méthodes expéditives contre les opposants. Glucksmann s’est-il jamais interrogé sur les agissements de ce boucher moderne ? A-t-il dénoncé l’ingérence rwandaise dans l’est du Congo et les massacres qui l’accompagnent ? Bien sûr que non.

L’homme qui accuse la France de complicité de génocide garde un silence assourdissant sur les exactions du pouvoir qu’il sert idéologiquement. Pire : en reprenant mot pour mot la propagande de Kigali, il devient, sciemment, le relais occidental d’un régime autoritaire. Il est le  Monsieur Propre qui permet au système Kagamé de blanchir son image en agitant le chiffon rouge de la culpabilité française.

Un ancien ministre socialiste résumait cette absurde situation : « Ce serait paradoxal de se livrer à des opérations politiques de cette nature quand la France a promu à la tête de la francophonie Louise Mushikiwabo, la représentante du gouvernement de Paul Kagamé qui n’a cessé de mettre en cause l’action de la France » . Paradoxal ? Non, c’est une ligne politique cohérente : taper sur la France, toujours, quitte à faire le jeu des puissances étrangères.

Le bouclier du génocide : un sionisme honteux

Sur le sujet le plus brûlant, celui de la Palestine, la supercherie est tout aussi éclatante. Glucksmann ose parler de haine antisémite lorsqu’on l’attaque, et il a raison de condamner les tags sur ses affiches. Mais il utilise cette souffrance comme un bouclier pour couvrir son propre mépris du droit international.

Pendant que des milliers d’enfants mouraient sous les bombes à Gaza, que faisait Glucksmann ? Il refusait obstinément de prononcer le mot génocide. Sa position est d’une mauvaise foi confondante : il explique suivre la justice internationale pour Gaza, tout en ayant qualifié la situation des Ouïghours en Chine de génocide sans attendre l’avis d’aucune cour . Il y a donc deux poids, deux mesures. Pire, il affirme que le mot importe peu, car cela ne changerait pas notre réaction face à Israël. C’est un aveu : il refuse de qualifier les faits parce qu’il refuse de rompre avec la ligne du gouvernement israélien.

Ses positions sont claires : il trouve normal que la direction de Sciences Po évacue des étudiants pro palestiniens. Pour lui, être juif et de gauche semble imposer de devenir un thuriféraire de l’extrême droite israélienne. Il est le candidat du sionisme et il l’assume.

L’héritage du grand-père espion : le gène de la trahison ?

Il y a dans les origines de Glucksmann quelque chose de profondément ironique. Son grand-père, Rubin Glucksmann, était un espion soviétique à la solde de Staline. Il a trahi le sionisme de sa jeunesse pour servir le Komintern. Son père, André, a fait le chemin inverse : communiste, maoïste, avant de virer de bord pour finir soutien de Nicolas Sarkozy en 2007. À chaque génération, les Glucksmann semblent avoir une capacité rare à traverser le miroir et à épouser la cause du pouvoir du moment.

Raphaël est-il le digne héritier de cette tradition familiale ? Il a troqué le stalinisme pour l’atlantisme, le maoïsme pour le macronisme. Il est l’incarnation de cette gauche caviar qui a traversé le siècle en se trompant toujours de combat, mais en trouvant toujours une place dans les allées du pouvoir.

L’anesthésiste de la gauche

Le rôle de Glucksmann est désormais clair. Il est là pour tuer dans l’œuf toute velléité de vraie rupture. Quand la gauche radicale propose de s’attaquer au capital, lui propose de travailler avec les macronistes. Quand il faut défendre le service public et les retraites, il justifie l’allongement du temps de travail. Il veut reprendre le drapeau tricolore des mains de la soi disant extrême-droite, mais pour le remettre aux mains d’une droite molle et libérale.

Il est l’homme qui permet au système de dire : Vous avez une alternative. Mais cette alternative mène à la guerre pour l’Ukraine, au silence pour Gaza, à la propagande pour Kigali, et à l’austérité pour les travailleurs.

Alors oui, Glucksmann peut bien grimper dans les sondages. Il est le candidat rêvé pour ceux qui veulent un changement qui ne change rien. Mais pour ceux qui cherchent encore une lueur d’émancipation et de justice, il ne restera que l’homme du passé, le conseiller des dictateurs amis de l’OTAN, le relais du régime rwandais, le lobbyiste sioniste et le fossoyeur des espoirs de la gauche.

Son nom est Glucksmann. Souvenez-vous-en lorsque vous glisserez votre bulletin dans l’urne. C’est celui d’un héritier, mais pas celui du progrès. C’est celui d’une caste qui a traversé le siècle en servant tous les pouvoirs, pourvu qu’ils soient du côté des puissants.

Sources :

Curriculum vitae officiel de Raphaël Glucksmann, Parlement européen

Article du Nouvel Obs / IFRI sur le bilan de Saakachvili

Article du Monde sur le rôle de conseiller de Glucksmann en Géorgie

Article France Inter sur la polémique avec les Mitterrandiens et la mention du Club Kagamé

Article du Républicain Lorrain sur la lettre des 23 anciens ministres


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